dimanche 14 février 2010

Au pas péruvien...

Hacienda Mamacona, un beau week end de février : c'est le concours des éleveurs de chevaux dits de "pas péruvien". L'élégance est de mise pour cette épreuve annuelle. L'élevage de ces chevaux est un investissement à fond perdu, il reste un hobby pour propriétaires ayant de bonnes sources de revenus, mais qui ont la fibre sensible pour perpétuer les traditions péruviennes.

Le cheval a été dressé pour aller au pas sans faire bouger son cavalier, c'est d'autant plus élégant que les cavaliers sont superbement habillés pour cette occasion.

On bichonne avant d'entrer en scène


Les étables du lieu feraient envie à beaucoup d'humanoïde comme maisonnette!

Haciendas dans la tradition

Bon, ce n'est pas encore mon tour, svp ne hennissez pas trop fort!

La vendeuse de chapeaux, les enfants s'ennuient, la nounou fait la gueule!

Avant de finir, une devinette :
certaines personnes qui lisent ce blog doivent reconnaitre ces empreintes de fers à marquer les chevaux. Pour ceux qui répondent, il y aura d'autres photos!!
Antes de terminar, adivina, adivinanza...
Algunas personas leyendo este blog deberian reconocer estos hierros. Habran mas fotos para los que contesten!!
Lien pour voir une courte vidéo montrant "El paso peruano":

Entre plage et désert

On vous l'avait déjà dit : la côte péruvienne est un long désert!
Heureusement certaines parties sont alimentées par les rivières venant des Andes.
Mais il y a des coins splendides au bord de mer, plages de sable et rochers, comme ici à Las Aldas (350 km au nord de Lima).
L'eau douce y vient en camion citerne, pas d'électricité, sauf 3 heures par groupe électrogène le soir!
L'endroit idéal pour oublier les traces des "progrès" des villes...

Côté sable...

Côté rochers...

La vie rustique, avec lampe à pétrole mais mousticaires.
Un lit de princesse pour la reine Celeste:
Miroir, mon bon miroir, suis-je toujours le plus moustachu des Babars?

Hamac, chaise longue et bon bouquin...

Au bout de quelques jours il nous fallait une dose d'oxyde de carbone, alors un petit tour à Casma, la ville la plus proche s'imposait.

La campagne électorale pour les municipales a commencé. On n'affiche pas les programmes, mais les couleurs sont "hissées".

Pour les gourmets, voici le "mamey", fruit en forme de haricot:

Et celui-là le "pacay":

Et avant de retourner à Lima, encore un coup d'oeil vers le large:

samedi 23 janvier 2010

On a marché sur la dune!

La côte péruvienne est un long désert, coupé par des rivières descendant des andes, apportant de l'eau pour le bonheur des cultivateurs.
(les glaciers qui alimentent ces cours d'eau perdent de leur volume... fin des glaciers = finie l'eau dans les rivières = fin des cultures dans les vallées)
Dans la région de Ica, dans la plaine allant vers la mer, la vallée est bordée de belles dunes .
Nous n'avons pas planté la tente de bédouin, mais l'hotel "Las Dunas" au pied des dunes nous a donné toutes les commodités pour se croire dans un "pays de rêve".

Patios, fleurs, verdure, piscine, espace...



Malheureusement ces endroits de rêve sont bordés de décors de cauchemard.
Pour y arriver, les routes passent par des lieux témoignant de la précarité de la vie locale. Bref, en dehors de ces belles cartes postales, "c'est pas le Pérou!" (50 % de la population vit dans la pauvreté).
Un petit tour au centre ville de Ica :
tout n'a pas encore été reconstruit après le tremblement de terre d'il y a 4 ans.

La ville est super polluée : par les gaz d'échappement, le bruit, les klaxons...
Mais si vous avez besoin de passer un coup de fil, tirez sur la chainette... et le téléphone cherra!

Et en plus, vous aurez le sourire de la porteuse de téléphones.
La région est renommée pour ses vignes qui produisent un "pisco" délicieux.
Il s'est avéré qu'on y fabriquait du cognac, voir la bouteille ci-dessous!!!

On s'est mis en chasse pour contrôler tout cela, et on a fait un tour dans le vignoble!
Le chai "Vista Alegre" est toujours en activité, mais ne fait plus ni cognac, ni champagne comme on nous l'avait laissé croire!

Les reliques de pressoir et alambique valaient le déplacement, et on en a profité pour acheter du pisco.
Alors, à bientôt pour l'apéro : pisco sour tous les soirs!!